11 décembre 2011 : date charnière des transports ferroviaires européens
Plusieurs pays d’Europe ont initié, il y a plusieurs années, le cadencement de leurs lignes ferroviaires, c’est-à-dire une organisation des services autour d’un intervalle horaire, semi-horaire, etc.
Il est en effet bien plus simple de retenir que les trains passent à chaque 14e minute de l’heure à notre gare, plutôt que de constamment consulter les horaires publiés pour le savoir.
En France, le cadencement est donc progressivement implanté, pour simplifier la compréhension des horaires, faciliter les correspondances, tout en anticipant les périodes où l’on pourra réaliser des travaux sur les voies : avec le changement d’horaire 2012, 20% des lignes ferroviaires françaises seront cadencées, contre 8% en 2011.
Le 11 décembre prochain, on profitera également du changement d’horaire pour offrir de nouvelles relations ferroviaires, comme Paris – Bâle via Belfort, dont le trajet sera plus court de 30 minutes par rapport au parcours actuel via Strasbourg.
Cette date coïncidera également avec la modification des horaires ferroviaires belges, suisses, autrichiens et de bien d’autres pays européens, comme le rapporte « The Thomas Cook European Rail Timetable » sur son site web.
Pour plus de renseignements sur l’horaire cadencé, consultez cet article de Wikipedia, ou cette présentation de Réseau ferré de France (RFF).
Les transports et l’énergie : défis pour le (reste du) 21e siècle
À l’échelle mondiale, au moment où les transports consomment plus de 25% de l’énergie, et plus de 60% du pétrole, les sources renouvelables ne comptent encore que pour moins de 15% de la production totale d’énergie.
Contrairement à ce qu’on pourrait le croire, le Québec dépend essentiellement des carburants fossiles pour combler ses besoins énergétiques : sur les 480 TWh d’énergie consommée en 2008, 195 TWh l’étaient sous forme d’électricité, soit moins de la moitié (Statistique Canada).
Si au Québec, l’essentiel de la production d’électricité est de source hydraulique, il en est bien autrement dans le monde entier, car, selon l’Agence internationale de l’énergie, environ 80% de la génération d’électricité provient de sources non-renouvables : charbon (41%), gaz naturel (20%), nucléaire (13%), pétrole (5%).
C’est dire que dans le reste du monde, les véhicules électriques rouleront avec un cocktail énergétique composé principalement de charbon et de gaz naturel, sources non-renouvelables.
Voyez entre autres comment se compare l’utilisation de l’énergie, d’un territoire à l’autre, dans cette présentation, qui illustre l’importance du secteur des transports comme principal vecteur de consommation d’énergie, et de génération d’émissions de gaz à effet de serre : http://owl.li/7llnU
Si nous préférons la rationalisation au rationnement, la remise en question de nos modes de déplacements et de l’aménagement de notre territoire sont désormais inévitables.














